MU verra Moscou !
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MU verra Moscou !
MU verra Moscou !
Paul Scholes a offert la qualification à Manchester (Reuters)
Grâce à un but exceptionnel de Paul Scholes, Manchester United s’est
qualifié pour la finale de la Ligue des Champions aux dépens de
Barcelone (1-0). Il y aura donc deux clubs anglais à Moscou le 21 mai
prochain.
par Vincent Duchesne, le 29-04-2008
Compte Rendu du match
Manchester United ou Barcelone ?
Une finale 100% anglaise ou pas ? Contesté sur son île et même battu
par Chelsea le week-end dernier (2-1), MU partait avec un léger
avantage après le nul du match aller au Nou Camp (0-0). Et le Barça,
obnubilé par cette compétition, la seule à pouvoir sauver sa saison,
savait où il mettait les pieds : dans la forteresse d'Old Trafford d'où
l'on ne ressort jamais indemne (11 victoires consécutives pour United
en Ligue des Champions !).
Scholes dans la lucarne
Conscient de la délicatesse de la
mission, les Blaugrana démarraient tambour battant à l’image de Messi
qui obligeait Scholes à le faucher à l’extrême limite de la surface dès
les premières secondes. Le coup franc ne donnait rien mais le ton était
donné. Le Barça gagnait les duels, faisait preuve d’énormément
d’engagement et surtout confisquait, à la surprise générale, le ballon.
Sans pour autant en faire une parfaite utilisation. Il fallait même un
énorme raté de Van der Sar pour voir Eto’o semer la panique dans la
défense anglaise (7e). La réaction des locaux était cinglante.
Ballotté, courant dans le vide, MU mettait au gout du jour l’expression
«froid réalisme» avec Scholes qui profitait d’une relance calamiteuse
de Zambrotta plein axe pour allumer un missile millimétré dans la
lucarne de Valdes (1-0, 14e). Et ce but changeait tout. Libérés, les
Red Devils montaient d’un cran. Valdes repoussait comme il pouvait un
centre fort devant le but de Nani (17e), la reprise de Park, idéalement
placé, fuyait le cadre (21e) avant que le centre de Tevez ne mette en
grande difficulté le portier espagnol (29e). Entre-temps, seul Messi
était parvenu à percer le coffre-fort mancunien avec une frappe
enroulée magnifiquement stoppée par Van der Sar (20e). Le Barça mettait
en fait 20 bonnes minutes à sortir la tête de l’eau. L’homme de la
révolte se nommait Deco mais le Portugais manquait de précision (34e,
36e). Et sur un centre parfait de Park, Nani était à deux doigts
d’assommer définitivement les Catalans (41e).
Messi était trop seul
Forcément, MU ne pouvait se contenter
de ce faible avantage. Surtout face à la menace Messi. La bande à
Ferguson appuyait donc sur le champignon et c’est tout le Barça qui
était au bord du KO. Heureusement pour le club espagnol, Abidal
contrait in-extremis la tentative de Nani (53e) avant d’être le plus
prompt sur un centre caviar de Ronaldo pour Park (55e). Messi tentait
bien de mettre son grain de sel dans la machine mancunienne mais il
dévissait complètement son tir (56e). Dans la foulée, Valdes devait
sortir le grand jeu sur une frappe puissante de Tevez, excentré côté
gauche (57e). Le match gagnait en intensité et surtout en nervosité
avec pas moins de 5 cartons jaunes distribués. Les occasions, elles, se
raréfiaient. Tout juste pouvait-on noter une ogive de Nani vers les
tribunes (60e) ou encore un coup franc de Deco, légèrement dévié par le
mur, que Van der Sar était tout heureux de voir dehors (64e). La
litanie des changements battait son plein avec notamment l’entrée de
Thierry Henry qui s’illustrait par une tête trop molle sur corner
(78e), puis sur sa spéciale trop sur le gardien (82e). Manchester
tirait sérieusement la langue dans les ultimes minutes de la partie
après les efforts consentis contre Chelsea mais ne cédait pas malgré
une tension palpable. MU verra bien Moscou le 21 mai prochain !
Le jeu et les joueurs
Avec Manchester, on connaît la
chanson. Après Lyon et Rome, le Barça n’a pas dérogé à la règle avec
une défaite 1-0 au retour à Old Trafford qui fait le bonheur des
Mancuniens. Même sans Vidic et Rooney, blessés, MU n’a pas failli.
Grâce à un but splendide de l’éternel Scholes, toujours bien
placé et précieux au milieu. Et surtout à une défense de fer, marque de
fabrique de ce Manchester version 2007-2008. Une nouvelle fois, les Red
Devils n’ont pas encaissé de buts malgré un Van der Sar quelque peu fébrile en début de match et loin d’être rassurant dans le jeu au pied. Evra,
toujours aussi tonique et offensif, a quelque peu souffert face à la
classe de Messi. Mais qui n’aurait pas été en difficulté face au
prodige argentin ? Le Français a eu le mérite de ne pas s’énerver et de
rester concentré. Devant, Nani et Ronaldo ont fait le spectacle avec quelques accélérations et grigris dont ils ont le secret. Sans être véritablement extraordinaire. Park, moins spectaculaire mais tout aussi important, mériterait plus de considérations.
Côté barcelonais, Frank Rijkaard avait décidé de réitérer sa confiance
aux mêmes hommes qu’à l’aller. A une exception près, Marquez, suspendu,
étant remplacé par Puyol. Et le moins que l’on puisse dire est que sans
Messi,
le Barça est une équipe quelconque où les individualités sont
incapables de se mettre au service du collectif. A chaque fois que
l’Argentin a touché le ballon, il a su créer des différences et faire
frémir tout Old Trafford. Un virtuose du ballon rond bien trop seul
pour faire basculer la rencontre. Eto’o manque cruellement d’explosivité, Deco a souvent fait les mauvais choix. Quand à Iniesta, il n’a rien apporté de concret côté gauche. Et derrière, si Abidal a bien tenu la baraque avec quelques interventions salvatrices, Zambrotta
a vécu, lui, un véritable calvaire. A côté de ses pompes, l’Italien est
coupable sur le but de Scholes avec une relance hasardeuse dans les
pieds de l’Anglais.
Résultat des demi-finales :
Mardi
Manchester United-Barcelone 1-0 (aller : 0-0)
Mercredi
Chelsea-Liverpool (aller : 1-1)
Paul Scholes a offert la qualification à Manchester (Reuters)
Grâce à un but exceptionnel de Paul Scholes, Manchester United s’est
qualifié pour la finale de la Ligue des Champions aux dépens de
Barcelone (1-0). Il y aura donc deux clubs anglais à Moscou le 21 mai
prochain.
par Vincent Duchesne, le 29-04-2008
Compte Rendu du match
Manchester United ou Barcelone ?
Une finale 100% anglaise ou pas ? Contesté sur son île et même battu
par Chelsea le week-end dernier (2-1), MU partait avec un léger
avantage après le nul du match aller au Nou Camp (0-0). Et le Barça,
obnubilé par cette compétition, la seule à pouvoir sauver sa saison,
savait où il mettait les pieds : dans la forteresse d'Old Trafford d'où
l'on ne ressort jamais indemne (11 victoires consécutives pour United
en Ligue des Champions !).
Scholes dans la lucarne
Conscient de la délicatesse de la
mission, les Blaugrana démarraient tambour battant à l’image de Messi
qui obligeait Scholes à le faucher à l’extrême limite de la surface dès
les premières secondes. Le coup franc ne donnait rien mais le ton était
donné. Le Barça gagnait les duels, faisait preuve d’énormément
d’engagement et surtout confisquait, à la surprise générale, le ballon.
Sans pour autant en faire une parfaite utilisation. Il fallait même un
énorme raté de Van der Sar pour voir Eto’o semer la panique dans la
défense anglaise (7e). La réaction des locaux était cinglante.
Ballotté, courant dans le vide, MU mettait au gout du jour l’expression
«froid réalisme» avec Scholes qui profitait d’une relance calamiteuse
de Zambrotta plein axe pour allumer un missile millimétré dans la
lucarne de Valdes (1-0, 14e). Et ce but changeait tout. Libérés, les
Red Devils montaient d’un cran. Valdes repoussait comme il pouvait un
centre fort devant le but de Nani (17e), la reprise de Park, idéalement
placé, fuyait le cadre (21e) avant que le centre de Tevez ne mette en
grande difficulté le portier espagnol (29e). Entre-temps, seul Messi
était parvenu à percer le coffre-fort mancunien avec une frappe
enroulée magnifiquement stoppée par Van der Sar (20e). Le Barça mettait
en fait 20 bonnes minutes à sortir la tête de l’eau. L’homme de la
révolte se nommait Deco mais le Portugais manquait de précision (34e,
36e). Et sur un centre parfait de Park, Nani était à deux doigts
d’assommer définitivement les Catalans (41e).
Messi était trop seul
Forcément, MU ne pouvait se contenter
de ce faible avantage. Surtout face à la menace Messi. La bande à
Ferguson appuyait donc sur le champignon et c’est tout le Barça qui
était au bord du KO. Heureusement pour le club espagnol, Abidal
contrait in-extremis la tentative de Nani (53e) avant d’être le plus
prompt sur un centre caviar de Ronaldo pour Park (55e). Messi tentait
bien de mettre son grain de sel dans la machine mancunienne mais il
dévissait complètement son tir (56e). Dans la foulée, Valdes devait
sortir le grand jeu sur une frappe puissante de Tevez, excentré côté
gauche (57e). Le match gagnait en intensité et surtout en nervosité
avec pas moins de 5 cartons jaunes distribués. Les occasions, elles, se
raréfiaient. Tout juste pouvait-on noter une ogive de Nani vers les
tribunes (60e) ou encore un coup franc de Deco, légèrement dévié par le
mur, que Van der Sar était tout heureux de voir dehors (64e). La
litanie des changements battait son plein avec notamment l’entrée de
Thierry Henry qui s’illustrait par une tête trop molle sur corner
(78e), puis sur sa spéciale trop sur le gardien (82e). Manchester
tirait sérieusement la langue dans les ultimes minutes de la partie
après les efforts consentis contre Chelsea mais ne cédait pas malgré
une tension palpable. MU verra bien Moscou le 21 mai prochain !
Le jeu et les joueurs
Avec Manchester, on connaît la
chanson. Après Lyon et Rome, le Barça n’a pas dérogé à la règle avec
une défaite 1-0 au retour à Old Trafford qui fait le bonheur des
Mancuniens. Même sans Vidic et Rooney, blessés, MU n’a pas failli.
Grâce à un but splendide de l’éternel Scholes, toujours bien
placé et précieux au milieu. Et surtout à une défense de fer, marque de
fabrique de ce Manchester version 2007-2008. Une nouvelle fois, les Red
Devils n’ont pas encaissé de buts malgré un Van der Sar quelque peu fébrile en début de match et loin d’être rassurant dans le jeu au pied. Evra,
toujours aussi tonique et offensif, a quelque peu souffert face à la
classe de Messi. Mais qui n’aurait pas été en difficulté face au
prodige argentin ? Le Français a eu le mérite de ne pas s’énerver et de
rester concentré. Devant, Nani et Ronaldo ont fait le spectacle avec quelques accélérations et grigris dont ils ont le secret. Sans être véritablement extraordinaire. Park, moins spectaculaire mais tout aussi important, mériterait plus de considérations.
Côté barcelonais, Frank Rijkaard avait décidé de réitérer sa confiance
aux mêmes hommes qu’à l’aller. A une exception près, Marquez, suspendu,
étant remplacé par Puyol. Et le moins que l’on puisse dire est que sans
Messi,
le Barça est une équipe quelconque où les individualités sont
incapables de se mettre au service du collectif. A chaque fois que
l’Argentin a touché le ballon, il a su créer des différences et faire
frémir tout Old Trafford. Un virtuose du ballon rond bien trop seul
pour faire basculer la rencontre. Eto’o manque cruellement d’explosivité, Deco a souvent fait les mauvais choix. Quand à Iniesta, il n’a rien apporté de concret côté gauche. Et derrière, si Abidal a bien tenu la baraque avec quelques interventions salvatrices, Zambrotta
a vécu, lui, un véritable calvaire. A côté de ses pompes, l’Italien est
coupable sur le but de Scholes avec une relance hasardeuse dans les
pieds de l’Anglais.
Résultat des demi-finales :
Mardi
Manchester United-Barcelone 1-0 (aller : 0-0)
Mercredi
Chelsea-Liverpool (aller : 1-1)
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